Congrès

La SPS organise tous les deux ans un congrès, qui a lieu dans un pays francophone. Les langues de travail du congrès sont le français et l’anglais, réservé aux intervenants non francophones qui le préfèrent. Un thème est choisi pour chaque congrès. Les conférences plénières portent sur le thème du congrès, et les propositions de symposium et de communication individuelle liées à ce thème sont encouragées. Mais toute soumission portant sur un sujet relevant de la philosophie des sciences, au sens large que lui donne la Société, est prise en considération sur un pied d’égalité.

Les congrès de la SPS ont une double fonction. Ils permettent d’abord aux philosophes des sciences de présenter et de discuter les recherches les plus récentes dans leur spécialité. Ils sont ensuite le lieu d’échanges avec d’autres disciplines portant sur les sciences ou dont l’objet les rencontre : philosophie politique, éthique, philosophie de l’éducation, humanités et sciences sociales (dont les « science studies ») ; avec les sciences elles-mêmes, ainsi que la médecine, les sciences de l’ingénieur et la technologie, le droit ; avec les professions qui transmettent la science : professeurs, médiateurs (journalisme scientifique, musées scientifiques*, sites internet), nouvelles technologies ; avec les milieux dont l’activité repose sur le développement des sciences (recherche appliquée, publique et privée; instances démocratiques : responsables politiques, conseils experts et comités de sages, comités citoyens…) ; et enfin avec les responsables de la politique de la science à tous les niveaux.

    VIIIe congrès de la Société de Philosophie des Sciences: 8 au 10 septembre 2021

    Le VIIIe congrès de la Société de Philosophie des Sciences se tiendra à l’Université de Mons (Belgique) du 8 au 10 septembre 2021

     

    Le thème du congrès 2021 sera

    Sciences et scientificité

    Cependant, toute proposition de contribution relevant de la philosophie des sciences sera examinée.

     

    Argumentaire

     

    Science et pseudoscience

    La distinction entre science et pseudoscience a toujours été une question centrale en philosophie des sciences. La recherche de critères qui permettraient de formuler cette distinction a d’ailleurs souvent permis des avancées importantes dans le domaine de l’épistémologie.

    Pour bien cerner la frontière entre science et pseudoscience, il est nécessaire d’identifier sur quels critères elle se construit. Si les notions de méthode ou de vérité/fausseté ne sont pas étrangères à la pseudoscience, elles ne sont pas suffisantes pour la différencier ou la délimiter. Et on ne peut pas non plus ramener la question de la distinction à la thématique de la manipulation et des intentions, car la plupart des fondateurs et adeptes des pseudosciences le sont de toute bonne foi. La question n’est déjà pas simple en ce qui concerne la science établie et reconnue, mais se corse particulièrement pour ce qui est de la nouvelle science qui n’a pas encore acquis droit de cité et qui se distingue pourtant aussi des pseudosciences dans la mesure où elle donnera lieu, mais dans le futur, à de la science. Or, c’est souvent en s’appuyant sur le futur et sur le fait que des théories révolutionnaires n’ont pas souvent été immédiatement admises dans le passé (ce qu’on appelle parfois le syndrome de Galilée) que les pseudosciences revendiquent le statut de sciences à part entière.

    La philosophie des sciences a donc deux raisons majeures de s’intéresser à cette problématique. Du côté pratique, cette approche critique permet de construire des outils afin de désamorcer ces théories pseudoscientifiques, outils dont l’efficacité est d’ailleurs matière à débats. Du côté théorique, ces sujets sont en quelque sorte des cas d’études qui mettent en évidence les avantages et les inconvénients des différentes approches épistémologiques. La question des pseudosciences est donc d’un grand intérêt en philosophie des sciences. En tant qu’objet d’analyse, elle permet notamment de questionner la méthodologie scientifique, d’éclaircir le rapport à la vérité des théories, d’interroger le statut de preuve ou d’analyser la formation et la remise en question du consensus dans la communauté scientifique.

    Cette thématique n’est pas nouvelle, mais elle revêt une actualité particulière à l’heure des réseaux sociaux omniprésents et de l’accès généralisé à un immense réservoir d’informations, dans la mesure où les théories pseudoscientifiques y trouvent un terrain particulièrement fécond pour se développer. On pensera aux récents débats à propos du déremboursement de l’homéopathie en France, qui montrent que la distinction entre science et pseudoscience est loin d’aller de soi.

    Science ouverte, accessible, participative

    La généralisation de l’accès à internet et plus généralement aux outils informatiques a aussi profondément changé la manière dont la science se fait et est perçue. Les modes de publication d’articles scientifiques ont drastiquement changé, les revues, désormais présentes en ligne, ont gagné en visibilité et en accessibilité et l’on voit émerger une véritable culture de l’open source qui tend à renforcer la cohésion d’une communauté scientifique mondiale. Un exemple de changement important apporté par ces technologies à la méthodologie scientifique est la publication de résultats négatifs. Ce type d’articles était il y a peu très marginal, les chercheurs souhaitant rarement entamer un long processus d’écriture aboutissant souvent à un refus de publication pour annoncer qu’ils n’avaient pas obtenu les résultats escomptés. Aujourd’hui, la diversité des possibilités de publications a permis l’apparition de journaux spécialisés en résultats négatifs (comme la revue Negative Results), ce qui permet la remise à l’honneur de l’un des critères de scientificité généralement considéré comme central dans la définition de la science, en l’occurrence la réfutabilité.

    L’augmentation de la masse de données disponibles, ainsi que la facilité à avoir accès à la littérature scientifique, à la partager et à la faire circuler a aussi changé la manière dont la science est perçue par le grand public. La vulgarisation scientifique, autrefois réservée à des professionnels de la communication scientifique et très coûteuse à produire, est maintenant souvent exercée par les chercheurs eux-mêmes grâce à des plateformes comme YouTube qui mettent en relation directe les scientifiques avec le grand public. C’est donc l’accès à toute la culture scientifique qui s’en trouve renforcé, et qui soumet ainsi la science au test de la clarté explicative, véritable test de la clarté de la conception des scientifiques eux-mêmes, puisqu’on le sait bien, « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… ». La science participative, autre exemple de pratique qui a récemment connu une rapide expansion, peut mettre à contribution des milliers d’internautes qui, chacun en exerçant une tâche simple, permettent de collecter des données importantes, parfois menant à des découvertes majeures. On pourrait en conclure que la science est véritablement une méthode et non un métier, si les apports des non-spécialistes sont tout aussi pertinents que ceux des scientifiques. Toutefois, on peut aussi y voir une perte des garanties de sérieux souhaitées.

    En effet, les initiatives rigoureuses (comme celle de la mise en commun des données de Hubble par la NASA) restent marginales et on ne peut nier un certain repli des scientifiques dans une technicité qui peut parfois nuire à leur prise de recul, ainsi qu’une désertion du terrain de la vulgarisation que s’empressent d’occuper les pseudosciences. Entre ce niveau technique inaccessible sans prérequis et le niveau sursimplifié (au risque d’une déformation des concepts corrects) auquel se situe la majorité de la vulgarisation, on peut se demander à quoi devrait ressembler et comment promouvoir un niveau intermédiaire qui permette véritablement à tout-un-chacun d’avoir une compréhension profonde des mécanismes à l’œuvre dans le monde qui l’entoure. La demande pour ce niveau intermédiaire est là, en témoignent les nombreux vidéastes dont les chaînes culturelles fleurissent sur les plateformes en ligne, ainsi que l’abondance des rayons de livres scientifiques dans les librairies. Toutefois, ces réponses spontanées à la demande ne sont pas toujours adéquates et mettent en exergue la nécessité de clarification théorique des critères de scientificité, afin de permettre leur démocratisation.

    Enjeux imposés par l’évolution des pratiques scientifiques

    Par ailleurs, la ré-évaluation des savoirs qui repose notamment sur la reproduction des résultats et s’étale sur des échelles de temps longues est réduite par la course aux publications (« publish or perish »), miroir de l’incitation à la productivité qui règne dans les autres domaines de la société. De plus, à la fois la transmission et l’exploration sont conditionnées par des phénomènes de mode favorisant certains sujets attrayants (ou débouchant sur de possibles applications technologiques) au détriment de sujets moins valorisés, ce qui mène à des inégalités dans les financements. La recherche de financements devient partie intégrante du travail de chercheur, allant parfois jusqu’à remplacer complètement son œuvre de recherche. Ces contraintes sociologiques et économiques appliquées sur la communauté des chercheurs sont-elles intrinsèques à toute pratique de la science et remettent-elles en question l’objectivité de la science elle-même ou peut-on en purifier la pratique par une réaffirmation théorique des conditions nécessaires à la production d’un savoir scientifique ?

    On peut également citer certaines initiatives qui s’opposent à ces tendances, comme les données ouvertes susmentionnées ou le courant de la slow science. Sont-elles un symptôme de conservatisme réticent au progrès rapide de la science ou, au contraire, une manière de contourner des obstacles déguisés en progrès ?

    La question de la scientificité est, par la diversité des aspects qu’elle renferme, non seulement très actuelle, mais un enjeu majeur de notre époque.

     

     

    Conférenciers invités

    • Jean-Pierre Cléro (Université de Rouen): « L’irrationnel des sciences et l’irrationnel de la superstition »
    • Stephan Lewandowsky (University of Bristol): « Science In A ‘Post-Truth’ World« 
    • Alan Sokal (New York University): « Does science make metaphysical assumptions? »
    • Marion Vorms (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): « Doute raisonnable, scepticisme infondé et dogmatisme scientiste »
    • Jean-Christoph Weber (Université de Strasbourg): « Science et pseudo-science en médecine : un overlap syndrome ? »

    Soumission des interventions

    Fin des soumissions : à venir

    Soumission via le site web

    Communication individuelle :

    • En français ou en anglais
    • D’une durée de 30 minutes, discussion comprise
    • Sur le thème du congrès ou tout autre domaine de la philosophie des sciences

    Symposium (3 personnes) :

    • En français ou en anglais
    • Pour une durée totale de 1 h 30 ou 2h selon le nombre de présentations
    • Sur le thème du congrès ou tout autre domaine de la philosophie des sciences

     

    Format des contributions :

    Toutes les propositions devront comporter un résumé court (saisi directement sur la plateforme de soumission) et un résumé long (joint à la soumission au format .pdf ou .doc)

    Le format des contributions doit être le suivant :

    Pour un symposium :

    • Le titre du symposium
    • Un résumé court (maximum 250 mots) décrivant la thématique générale
    • Un argumentaire anonyme, dans un fichier séparé, concernant le symposium dans son ensemble, suivi d’une brève description de chaque présentation (4 intervenants maximum, 2500 mots maximum)

    L’évaluation des soumissions étant strictement anonyme, ce document ne doit comporter aucune mention permettant d’identifier les participants.

    Pour une communication individuelle :

    • Le titre de la communication
    • Un résumé court (maximum 250 mots)
    • Un résumé long dans un fichier séparé (maximum 1000 mots)

    L’évaluation des soumissions étant strictement anonyme, ce document ne doit comporter aucune mention permettant d’identifier son auteur.

    Notification des acceptations:  à venir

    Inscriptions : à venir

    Pour toute question, contacter Antoine Brandelet (antoine.brandelet@umons.ac.be)

     

    Tarif des inscriptions

    • Inscription standard : 90€
    • Inscription membre de la Société de philosophie des sciences : 40€
    • Inscription étudiant : 20€

    Une réduction de 10€ sera appliquée si l’inscription est enregistrée avant le 30 juin 2020

    Organisation

    Comité scientifique

    TBA

    Comité d’organisation

    • Antoine Brandelet
    • Anne Staquet
    • Alice Van Helden
    • Bertrand Hespel
    • Dominique Lambert
    • Jérémy Attard
    VIIe Congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Mercredi 04 juillet 2018 09:00 au Vendredi 06 juillet 2018, 18:00

    Du Mercredi 04 juillet 2018 09:00 au Vendredi 06 juillet 2018, 18:00

    • Date : 4 – 6 juillet 2018
    • Lieu : Nantes
    • Thème : « Théorie et données à l’heure des données massives« 
    • Organisation : Congrès organisé avec le soutien du programme DataSanté porté par le Centre François Viète d’histoire des sciences et des techniques de l’université de Nantes et hébergé par la MSH-Ange Guépin.
    • Coordination : Karine Le Jeune, Maël Lemoine et Stéphane Tirard
    • Conférenciers invités :

    Serge Abiteboul (INRIA, ENS Paris) : Les sciences questionnées par le numérique

    Anouk Barberousse (Paris IV, Sorbonne) : Les bases de données de la biodiversité

    Sonia Desmoulin-Canselier (DCS, CNRS, Université de Nantes) : L’évaluation à l’ère de la médecine des données

    Sabina Leonelli (Egenis, Exeter University) : Research in the age of big and open data

    Marco Panza (IHPST, CNRS, Université Paris 1)
    Understanding science without understanding

    • Argumentaire :

    L’utilisation croissante des « données massives » dans de nombreux domaines scientifiques et techniques, depuis les sciences du climat jusqu’aux sciences de la santé en passant par l’exploitation des réseaux sociaux à des fins diverses d’explication, de prédiction ou de décision, soulève des questions nouvelles pour la philosophie des sciences. Qu’a-t-elle à dire de l’irruption des données massives dans tous ces champs ? En particulier, comment modifie-t-elle la pratique scientifique ?

    Données massives et données. Qu’est-ce qui distingue les données « massives » des données en général ? La première question est peut-être de savoir s’il existe une masse critique de données à partir desquelles elles peuvent être dites « massives » et comment définir ce seuil, ou bien si c’est à cause d’une certaine manière de traiter un même corps de données qu’elles peuvent (ou non) être dites « massives ». On peut aussi se demander si la disponibilité d’une grande quantité de données a déclenché un changement dans la pensée scientifique, ou bien si la recherche d’une grande quantité de données a suivi un tel changement.

    Données massives et algorithmes. Les données massives se caractérisent par une automatisation du traitement et par la constitution d’un ou plusieurs algorithme(s), notamment des algorithmes d’apprentissage. Qu’est-ce qu’un algorithme ? Quelles sont les potentialités et les limites de ces algorithmes ?
    Intelligibilité et données massives. Quoique l’algorithme ne soit pas une nouveauté, sa généralisation, sa complexification et sa performance conduisent à s’interroger sur une mutation du rapport de la pensée scientifique à ses objets : moins direct, de supervision davantage que de vérification intégrale, ce rapport doit désormais compter avec la « boîte noire » d’un algorithme. Quel impact sur la nature de la pensée scientifique ? La science fait-elle désormais l’économie de théories ? Que signifie l’expression data-driven science ?

    Qualité des données massives. La massification des données limite la possibilité de contre-vérification ou de croisement. Est-ce que leur grande quantité compense l’inévitable problème de la qualité des données massives, ou bien n’obtient-on en sortie du traitement que la qualité même des données entrées, selon le principe : garbage in – garbage out ? Qu’est-ce que le passage aux données massives change au régime de la preuve dans les différentes sciences ?

    Structure et conservation des bases de données. Au-delà de la question de l’information retenue dans une base de données, se pose aussi la question de la structuration de cette information : quelle ontologie pour les données massives ? Comment se font et comment devraient se faire les choix de standards ? Comment exploiter des données structurées de manières différentes ? Se posent aussi des question de conservation, notamment, comment se conservent les données face à la menace d’obsolescence du format dans lequel elles sont conservées (changement de logiciels ou de version de logiciels) ?

    • Publication :

    Le congrès donnera lieu à une publication sous la forme d’un numéro spécial de la revue Lato Sensu (à paraître en 2020). 

    VIe Congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Mercredi 29 juin 2016 09:00 au Vendredi 01 juillet 2016, 18:00

    VIe Congrès de la Société de philosophie des sciences

    Du Mercredi 29 juin 2016 09:00 au Vendredi 01 juillet 2016, 18:00

    VIe Congrès de la Société de Philosophie des Sciences

    • Date : 29 juin -1 juillet 2016
    • Lieu : Université de Lausanne
    • Thème : Le changement dans les sciences
    • Organisation : Vincent Lam et Christian Sachse
    • Conférenciers invités:

    Daniel Andler (Université Paris-Sorbonne)

    Jeremy Butterfield (Cambridge University)

    Clifford Hooker (University of Newcastle)

    Karen Neander (Duke University)

    John Norton (Pittsburgh University)

    Léna Soler (Université de Lorraine)

    •  Argumentaire :

     

     

     

    Ve Congrès de la Société de philosophie des sciences , Du Mercredi 25 juin 2014 09:00 au Vendredi 27 juin 2014, 19:00

    Ve Congrès de la Société de philosophie des sciences

    Du Mercredi 25 juin 2014 09:00 au Vendredi 27 juin 2014, 19:00

    http://sps2014.blogspot.fr

    • Date : 25 – 27 juin 2014
    • Lieu : Université Lille 1 & Université Lille 3
    • Thème : Métaphysique des sciences
    • Comité de programme :

      Anouk Barberousse (Université Lille 1, co-présidente)
      Francesca Merlin (IHPST, Paris, co-présidente)

      Minus van Baalen (CNRS/Université Pierre et Marie Curie, Paris)
      Denis Bonnay (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
      Mauro Dorato (Università Roma 3)
      John Dupré (University of Exeter)
      Paul Egré (Institut Jean Nicod, Paris)
      Michaël Esfeld (Université de Lausanne)
      Laura Felline (Université catholique de Louvain)
      Henri Galinon (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand)
      Elodie Giroux (Université Jean-Moulin Lyon 3)
      Brian Hill (GREGHEC, HEC Paris)
      Philippe Huneman (IHPST, Paris)
      Maël Lemoine (Université de Tours)
      Virginie Maris (CEFE, Montpellier)
      Hugo Mercier (Laboratoire Langage, Cerveau et Cognition, Lyon)
      Francesca Poggiolesi (CEPERC, Aix-Marseille)
      Shahid Rahman (Université Lille 3)
      Anne-Lise Rey (Université Lille 1)
      Carlo Rovelli (Centre de physique théorique de Luminy, Marseille)
      Stéphanie Ruphy (Université Pierre-Mendès-France, Grenoble)
      Howard Sankey (University of Melbourne)
      Tero Tulenheimo (Université Lille 3)
      Marion Vorms (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
      Marcel Weber (Université de Genève)
      Jessica Wilson (University of Toronto)

    • Comité d’organisation :

      Shahid Rahman (Université Lille 3, président)

      Anouk Barberousse (Université Lille 1)
      Matthieu Gallais (Université Lille 3)
      Camille Prost (Université Lille 3)

    • Conférenciers invités :

    Carl Hoefer (Rotman Institute of Philosophy, Western University, London Ontario)
    Max Kistler (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    Göran Sundholm (Universiteit Leiden)
    Claudine Tiercelin (Collège de France, Paris)
    Emma Tobin (University College London)

     

    • Argumentaire :

    La métaphysique des sciences a d’abord pour objectif d’examiner les problèmes ontologiques provenant des sciences et, plus particulièrement, émanant de leurs découvertes, concepts, modèles et théories. A partir de là, elle vise à reconstruire une « image scientifique du monde ». Son projet est celui d’une métaphysique naturalisée révélant l’ontologie qui découle des théories et des pratiques scientifiques.
    En un sens plus large, on peut inclure dans cette thématique toute réflexion sur les liens entre la science et la métaphysique. La métaphysique est-elle une entreprise a priori visant à étudier l’ameublement et la structure du monde ainsi que le cadre conceptuel fondamental de nos pensées, et à laquelle la science ne peut pas contribuer ou, au contraire, les résultats scientifiques les plus récents doivent-ils nourrir la réflexion métaphysique ?

    Le thème ci-dessus n’est pas contraignant : tout sujet relevant de la philosophie des sciences, entendue au sens large d’une réflexion sur la science et, en particulier, sur ses concepts et pratiques, peut donner lieu à une contribution (incluant les philosophies des sciences spéciales, la théorie de la connaissance, la philosophie de l’esprit, la philosophie du langage, la philosophie de la technologie, la philosophie des sciences appliquée, les réflexions sur les relations science-société, la bioéthique et l’éthique médicale, etc.). La Société encourage cependant les soumissions qui se rattachent au thème du congrès. Les conférences plénières et les dialogues invités porteront sur le thème retenu.

    • Publication

    Le congrès a donné lieu à une publication, sous la forme d’un numéro spécial de la revue Lato Sensu (voir Publications issues du congrès).

    IVe congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Vendredi 01 juin 2012 19:00 au Lundi 04 juin 2012, 03:00

      IVe congrès de la Société de philosophie des sciences

    Du Vendredi 01 juin 2012 19:00 au Lundi 04 juin 2012, 03:00

    https://sps2012.sciencesconf.org/

    • Date : 1 – 3 juin 2012
    • Lieu : Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST]) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM)
    • Thème : Science, philosophie, société
    • Comité de programme :

      Anouk Barberousse (Université Lille 1)
      Denis Bonnay (Université Paris X Nanterre)
      Vincent Bontems (LARSIM, CEA)
      Frédéric Bouchard (Université de Montréal)
      Yves Gingras (Université du Québec à Montréal)
      Alexandre Guay (Université de Bourgogne, président du comité)
      Vincent Guillin (Université du Québec à Montréal)
      Cyrille Imbert (Archives Henri Poincaré)
      Max Kistler (Université Paris1-Panthéon Sorbonne)
      Mathieu Marion (Université du Québec à Montréal)
      Jean-Pierre Marquis (Université de Montréal)
      Thierry Martin (Université de Franche-Comté)
      Thomas Pradeu (Université Paris-Sorbonne Paris 4)
      Julian Reiss (Erasmus University)
      Frederica Russo (University of Kent)
      David Teira Serrano (Universidad Nacional de Educaciòn a Distancia)
      Jeroen Van Bouwel (Ghent University)

    • Comité d’organisation : Frédéric Bouchard et Mathieu Marion
    • Conférencies invités :
    • James Robert Brown (University of Toronto)
    • Janet A. Kourany (University of Notre Dame)
    • Stéphanie Ruphy (Université de Provence)
    • Stephen Turner (University of South Florida)

    • Argumentaire :

    Lors de ce congrès seront discutés, sous un angle philosophique, les différents aspects de la relation sciences-société. Cette thématique renvoie, entre autres, aux interrogations suivantes : les normes sociales et scientifiques sont-elles de même nature ? Les explications scientifiques sont-elles de même nature que les explications de la vie sociale ? Quel est l’impact des acteurs publics et privés sur les pratiques scientifiques ? Dans quelle mesure les pratiques scientifiques sont-elles contraintes par le contexte social et culturel ? Quelle est la place de la culture scientifique dans la vie sociale et culturelle? Peut-on concevoir une pratique féministe des sciences ?

    Le thème ci-dessus n’est pas contraignant : tout sujet relevant de la philosophie des sciences, entendue au sens large d’une réflexion sur la science, les concepts et les pratiques scientifiques (incluant, en particulier, la théorie de la connaissance, la philosophie de l’esprit, la philosophie du langage, la philosophie de la technologie, la bioéthique et l’éthique médicale, etc.) peut donner lieu à une contribution. La Société encourage cependant les soumissions qui se rattachent au thème du congrès. Les conférences plénières invitées porteront sur le thème retenu.

    • Publication :

    Le congrès a donné lieu à la publication de l’ouvrage Science, philosophie, société, sous la direction de Alexandre Guay et Stéphanie Ruphy, paru en 2017 en aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

     

    IIIe Congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Jeudi 12 novembre 2009 18:00 au Dimanche 15 novembre 2009, 03:00

      IIIe Congrès de la Société de philosophie des sciences

    Du Jeudi 12 novembre 2009 18:00 au Dimanche 15 novembre 2009, 03:00

    IIIe Congrès de la Société de philosophie des sciences

    • Date : 12 – 14 novembre 2009
    • Lieu : Ecole normale supérieure, Paris
    • Thème : Sciences et décision
    • Organisation : Equipe d’accueil Rationalités contemporaines de l’Université Paris-Sorbonne
    • Conférenciers invités :

    Alvin Goldman (Rutgers University)

    Bernard Larrouturou (Ministère de l’enseignement supérieur)

    Marc Le Menestrel (Pompeu Fabra & INSEAD)

    Philippe Mongin (CNRS & Groupe HEC)

    Wlodek Rabinowicz (Lund University)

    Bernard Walliser (ENPC-EHESS)

    • Argumentaire :

    Quels sont les liens entre les sciences et la décision ? Tout d’abord, quels choix se présentent aux chercheurs et aux responsables des programmes scientifiques ? Sur quoi leurs décisions se fondent-elles ou devraient-elles se fonder ? En outre, comment prendre de « bonnes » décisions à l’aide de connaissances scientifiques dans des situations d’incertitude ? Quand et selon quelles modalités est-il possible de décider « scientifiquement » ? Enfin, que sont les sciences de la décision et sur quoi se fondent-elles ?
    Ces questions peuvent, comme on le voit, se distribuer selon trois grands axes :

    1) Les décisions prises dans les sciences. Pensons, en particulier, aux décisions relatives à l’adoption d’une théorie scientifique plutôt qu’une autre, d’une interprétation plutôt qu’une autre comme par exemple dans la mécanique quantique, ou encore d’un programme de recherche plutôt qu’un autre.

    2) Les décisions aidées par les sciences, dans des domaines pour lesquels la décision est une composante à part entière du domaine scientifique (sciences médicales par exemple), mais aussi dans des situations où l’on fait appel à l’expertise scientifique.

    3) Les sciences de la décision.
    À ces questions, la philosophie des sciences, l’épistémologie sociale, les sciences de la décision, mais également les sciences cognitives, peuvent apporter des éclairages propres. Le pilotage des institutions scientifiques est par excellence le lieu de la décision, et de l’évaluation de la décision dans la science : que savons-nous des processus dans ces institutions ? Nombre de décisions politiques, mais également individuelles, ne concernent pas la science mais sont prises par des non-scientifiques à la lumière de données scientifiques, souvent complexes, souvent très incertaines. Comment, ici encore, sont-elles prises, devraient-elles l’être ? La décision dans la science, la décision à partir de la science, la décision étudiée par la science : ces trois domaines aboutissent à une question transversale : celle de la possibilité et de la nature de la décision scientifique.

    Publication :

    Le congrès a donné lieu à la publication du volume Science et décision, sous la direction de Daniel Andler, paru en 2015 aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

    IIe Congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Jeudi 29 mars 2007 18:00 au Vendredi 30 mars 2007, 03:00

    Du Jeudi 29 mars 2007 18:00 au Vendredi 30 mars 2007, 03:00

    IIe Congrès de la Société de philosophie des sciences

    • Date : 29 – 30 mars 2007
    • Lieu : Université de Genève
    • Thème : La question de l’unité des sciences aujourd’hui
    • Organisé avec le soutien :

      – du rectorat de l’Université de Genève
      – de la Faculté des Sciences de l’Université de Genève
      – de la Société Académique de Genève
      – de l’Institut d’Histoire et Philosophie des Sciences et des Techniques de Paris
      – et du Centre Romand Logique, Histoire et Philosophie des Sciences

    • Conférencier invité :

    Hervé Zwirn (IHPST / ENS Cachan)

     

    8 Symposiums (29 communications)

    46 communications libres

     

    Ier congrès de la Société de philosophie des sciences, Du Vendredi 21 janvier 2005 18:15 au Dimanche 23 janvier 2005, 03:40

     Ier congrès de la Société de philosophie des sciences

    Du Vendredi 21 janvier 2005 18:15 au Dimanche 23 janvier 2005, 03:40

    Ier congrès de la Société de philosophie des sciences

    • Date : 21 – 23 janvier 2005
    • Lieu :
    • Thème : Tout et partie
    • Organisé avec le soutien de :

      l’École normale supérieure (ENS Paris)

      l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST Paris)

      et de l’École doctorale de Philosophie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    • Conférenciers invités :

    Patrick Blandin ( Muséum National d’Histoire Naturelle)

     

    9 Symposiums (40 communications)

    30 Communications libres

     

    • Publication :

    Le congrès a donné lieu à la publication du volume Le tout et les parties dans les systèmes naturels, sous la direction de Thierry Martin, paru en 2007 aux éditions Vuibert, collection « Philosophie des sciences » (voir Publications issues des congrès).